martedì 25 settembre 2012

LA DOT EN ORIENT BIBLIQUE



La dot en orient  biblique

La première phase du processus matrimonial israélite sont les fiançailles. C’est à cette étape, que se reçoit le consentement des familles en vue de conclure le lien matrimonial.
 Dans le mariage il y a des biens que la femme doit apporter de chez les siens avec elle. Chez les Hébreux, la dot appelée « mohar»[1] est une caution versée en nature ou en espèces aux parents de la fiancée. Si chez les anciens chaldéens, la jeune épouse emmène une dot et des cadeaux, cela n’empêche pas que le jeune homme soit strictement obligé de donner le « mohar».

Le mohar s’impose au futur. On s’entend selon le bibliste italien Angelo Tosato  dire que le mohar n’est pas dans l’accord en vue du mariage seulement une convention personnelle mais une convention conditionnant et de caractère patrimonial. On mentionne que l’Ancien Testament n’évoque qu’une seule fois la dot en parlant de pharaon roi d’Egypte. Ce dernier avait conquis Guèzèr puis l’a offert en dot à sa fille, femme de Salomon[2]. Par contre l’Ancien Testament parle de mohar[3] explicitement trois fois. Ainsi Sichem se déclare disposé à donner un mohar élevé pour Dina qu’il a séduit[4]. Saül veut faire savoir à David qu’il n’attend pas de mohar pour Mikal[5]. Des ordonnances sont prévues aussi pour qui corrompt une fille nubile[6] ; il lavera son ignominie en la prenant en mariage après avoir versé le mohar. Les informations sur le mohar sont plus abondantes que sur la dot en Israël. Si on en parle en termes d’argent, selon Tosato, c’est plus un ensemble de comportement régulé par la coutume et accompli par l’époux  dans le cadre de la stipulation de l’accord matrimonial[7].
 Mais Angelo Tosato a choisi de décrire l’institution de la famille en Israël pour y mettre en relief une vision du monde bien autre de celle occidentale. Dans la culture israélite, il existe trois schémas d’engagement qui impliquent la femme et qui font bien ressortir également le rôle de la dot. Tosato parle de déportation de la femme comme évènement historique habituel. De fait les fils de Jacob emportent et font prisonnières les Sichemites.

Le même sort toucha aussi les dames de Madian[8], celles de Ciqlag[9] et les femmes de David[10]. En effet, il s’agit de porter en prison et de faire prisonnières des femmes en les réduisant en esclavage. Il y a analogie dans le fait d’emporter avec le mariage dans lequel on prend aussi une femme. Mais la modalité est diverse. Dans les cas de  déportation, on note une absence de négociation car on vit une rapine qui est entachée plutôt d’imposition. Or dans le mariage, on perçoit souvent une cordiale rencontre de négociation en vue de créer les liens de parentés pour une joyeuse et prospère cohabitation. Dans le cas de la déportation, il y a une éclipse au don car les femmes ne sont pas données et ne se sont pas données non plus comme cela a lieu dans le mariage. Se retrouver en prison c’est tomber en esclavage[11].
 La coutume de la dot met en relief le caractère dialogique perceptible dans le mariage contrairement aux cas de la déportation et de la réduction de la femme en esclavage. Toutefois, la femme qui est esclave peut obtenir sa liberté dès qu’elle est demandée en mariage. Mais le cas était rare car habituellement les femmes pour retrouver leur liberté fuyaient. Dans certains cas, on proposait en Israël à l’esclave étrangère pour l’aider à récupérer sa liberté et se racheter, le mariage quand le patron lui-même ou l’un de ses proches tombait amoureux d’elle; la dot intervient souvent. Angelo Tosato tire au clair aussi le cas où la femme est prise et utilisée comme prostituée[12]. Les parents, quand ils en viennent à le savoir, prennent parfois vengeance cruellement car pour le peuple cette attitude est déshonorante pour la famille. Les relations homme femme sont régies par une organisation.
Célestin AVOCAN
celzath@libero.it




[1]    Les livres de l’Ancien testament sont une source d’informations sur la pratique en Orient d’après les recherches de A. TOSATO,  Il matrimonio  israelitico. Una teoria generale, Roma 1982 (Analecta Biblica 100).
[2]    Cf. 1R  9, 16. Le terme est repris en Mi  1,14.
[3]    Selon Tosato plusieurs documents étudient le mohar selon son rôle dans les négociations pour le mariage et lui substituent le terme « prix sponsal» ou « don sponsal».
[4]  Cf. Gn 34, 12.
[5]    Cf. 1Sam 18, 25.
[6]  Cf. Is 22, 15-16.; Ps  16, 4.
[7]  Cf. TOSATO, Il matrimonio…cit.,  24-25.
[8]    Cf.  Nom 31, 9. 
[9]    Cf. 1Sam 30, 2-3.
[10]                  Cf.  1Sam 30, 5.
[11]                  Cf. Is 14, 2; Ez 12, 3; 2R 5, 2.
[12]                  Cf. Gn 34, 31.

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