martedì 25 settembre 2012

DIRE DON DE SOI ET DEVENIR DOT : EST-CE POSSIBLE ? REFLECHISSONS Y.



DIRE DON DE SOI ET DEVENIR DOT : EST-CE POSSIBLE ? REFLECHISSONS Y.

De nos jours, la société moderne est caractérisée par des changements de grande portée, au nom de la science et au nom de la rationalité, dans le champ de l’économie, de la politique et de la culture, avec des répercutions significatives dans tous les aspects de l’existence individuelle et sociale. La famille, cellule de base de la société, n’est pas épargnée. Dans les pays de tradition africaine d’où je suis issu, ces changements ont atteint un rythme particulièrement accéléré ces dernières années à cause d’un certain mimétisme dans la vie et d’une mondialisation progressive de l’administration. Tout ce qui semble bien, est ce qui vient d’ailleurs et toute cette fantaisie crée un nouveau scénario socioculturel et cultural. De fait, évoquer certaines coutumes locales parait parfois comme prendre ou avoir du retard sur le reste du  monde. Aussi s’acharne t- on à tout changer car l’idéal ces derniers temps est de vivre à l’occidental sans s’inquiéter de ce qui advient d’un peuple sans racines culturelles et anthropologiques. Jean Paul II, à travers son allocution prononcée à l’Unesco sur le rôle de la culture dans la vie des nations, a suggéré une prise active de conscience face à ces phénomènes culturels ambivalents. Le Pontife disait entres autres:
L’homme vit, d’une vie vraiment humaine grâce à la culture… la culture est un mode spécifique de l’« exister» et de l’« être» de l’homme… la culture est ce par quoi l’homme en tant qu’homme devient davantage homme, « est» davantage. La nation est en effet la grande communauté des hommes qui sont unis par des liens divers, mais surtout, précisément par la culture. La nation existe « par» la culture et « pour» la culture, et elle est donc la grande éducatrice des hommes pour qu’ils puissent « être davantage» dans la communauté. Elle est une communauté qui possède une histoire dépassant l’histoire de l’individu et de la famille[1] .
En s’alignant passivement sur la mentalité sociale dominante, est une initiative ridicule mais à y voir de près le symbolisme structure encore la vie de diverses localités. Toute réalité ridicule ne signifie guère une initiative insignifiante et j’interroge : « parler de la dot semble t-il vraiment faire recours à une réalité obsolète, si pourtant la pratique dotale a eu droit de cité dans plusieurs peuples et se poursuit même encore aujourd’hui? » Notre choix d’interroger cette pratique apparemment dépassée comme institution juridique est mue par la volonté de retrouver dans des cultures variées des points d’appui pour une reconstruction de la famille fondée sur le mariage avec sa dimension communautaire au cœur de la société où actuellement l’individualisme fait loi.
Ce parcours bref soit-il met en évidence deux difficultés. L’une relative à la dénomination qui n’évoque pas la même réalité dans toutes les cultures et maintient alors une confusion qui apparaît dans les appréciations de la coutume. L’autre relative à l’allure de polémique que le débat sur la dot a adoptée et qui fait que malgré la multiplicité de documentation, la vérité de la réalité vit encore une éclipse.
Comment proposer une base communautaire à la famille africaine par exemple pour la sauver des pathologie à tendance individualiste qui s’imposent en privatisant chaque jour un peu plus l’amour ? L’amour n’est-il pourtant pas une expérience communautaire et sociale ? Une série d’articles guidera notre préoccupation.
Célestin AVOCAN
celzath@libero.it


[1]  JEAN-PAUL II, Mémoire et identité: Conversations au passage entre deux millénaires,  Flammarion, Paris 2005, 103-104.

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