martedì 25 settembre 2012

MARIAGE ET FAMILLE ENTRE GRANDEURS ET LIMITES SOUS LE CIEL AFRICAIN



mariage et famille entre grandeurs et limites sous le ciel africain

Le mariage et la famille sont des réalités humaines avant de prendre des dimensions culturelles ; c’est pourquoi on est en mesure de noter certaines caractéristiques propres soit au mariage, soit à la famille sous tous les cieux : le cachet de lieu de surgissement de la vie, le sceau de lieu d’expérience du don et de la relation, cadre d’alliance dans la durée à savoir une durée pour la vie puisque don de soi ne rime pas avec prêt de soi pour un temps.
Toutefois la richesse et le trésor de cet édifice social se transmet de génération en génération en demeurant au service de la vie et de l’éducation de la personne humaine mais surtout à travers des symboles et plus particulièrement des rites. L’humanité naturellement, tend vers les mêmes objectifs, mais chaque personne et chaque peuple selon son histoire concrète et sa mémoire collective les assume selon son identité propre. Le même feu par exemple brûle autrement à Athènes qu’à Babylone. On exprime autrement le deuil en Pologne qu’en Egypte.  On s’exprime autrement en Australie qu’en France. On se marie autrement à Chicago qu’en Alaska; si la bague dit l’alliance dans une culture, dans une autre ce sont les tatouages mais la finalité demeure de fonder une communauté d’amour et de vie. Comment dans le cadre du dialogue entre les cultures, offre-t-on aujourd’hui l’espace pour s’interroger sur la différence en vue d’accueillir les douleurs d’enfantement que vivent culturellement les institutions sociales pour mieux faire naître les personnes à une meilleure humanité ou bien brasse t- on tout juste instincts de domination ou  nivellement au même dénominateur ?
Le cardinal Ennio Antonelli, président émérite du conseil pontifical pour la Famille a accompli une inquiétante description de la famille en Occident actuellement, lorsqu’il a affirmé du 29 au 31 janvier 2010 au II Congrès pour les Famille à Mérida au Mexique : « La civilisation moderne occidentale s’est développée à partir de la révolution industrielle dans le sens toujours plus accentué de l’individualiste en provocant une fragmentation progressive de la famille. De la famille patriarcale, on a rejoint la famille nucléaire et maintenant s’accroît l’effectif des personnes seules. Dans l’Union européenne, on compte déjà 55 millions quasi 29°/° des habitations mais on les prévisions annoncent déjà 40°/° ; dans certaines villes comme Milan, pour des raisons particulières on est déjà au delà de 50°/°. Partout les séparations et les divorces augmentent. Dans divers pays, se multiplie le nombre des femmes qui optent d’avoir des enfants mais de vivre seulement avec eux, sans une présence masculine comme compagnon et aide. L’idéologie du genre (gender) se diffuse et nie l’importance de la différence des sexes tout en encourageant l’utilisation de la sexualité comme un simple jeu stérile. On va même jusqu’à imaginer la famille comme un résidu historique destiné à disparaître dans un futur prochain». Voilà des pratiques et des choix qui minent les trésors immatériels des autres cultures asiatiques, africaines et autres qui maintiennent leur vision de la famille même si elles doivent un témoignage humain plus grand devant les cultures matérialistes qui étouffent l’humanus.
 Evoquons certaines situations d’embarras qui constituent encore et depuis longtemps un défi pour la nouveauté du Christianisme. C’est le mariage traditionnel même comme institution avec les rites qui le signifient. de façon particulière en Afrique, comme expression de la vision du monde des hommes d’un milieu et celle de la réponse à leurs problèmes communs. Les missionnaires ont essayé à leur manière d’adapter le Christianisme au mode de vie africaine, mais nombreux sont encore les obstacles au niveau de la vie matrimoniale. Les administrateurs coloniaux ont aussi, à leur tour, tenté d’imposer une discipline dans ce domaine mais leurs efforts n’ont pas abouti à une solution réelle. Les actuels dirigeants africains se contentent juste de faire des lois et d’offrir des codes de la famille, taillés sur mesure. Les théologiens eux parlent de l’inculturation du mariage traditionnel, tandis que les chrétiens africains  cherchent à comprendre pourquoi leur mariage devra continuer à se célébrer en trois temps comme une superposition de trois types de mariage : selon la coutume (le mariage coutumier), à la commune (le mariage civil), à l’église (le mariage religieux). Avec cet arrière fond culturel, l’Eglise en Afrique a accueilli après le synode des Evêques pour l’Afrique d’avril 1994, comme ligne pastorale d’inculturer en Afrique[1] l’Eglise comme Famille de Dieu.
C’est à première vue, une invitation à éclairer le milieu familial avec la logique de l’Amour de Dieu qui s’est fait Don en Jésus-Christ pour conduire chaque homme et son milieu de surgissement comme lieu du premier don, vers sa perfection en dissolvant les réelles contradictions et en réglant les profonds lieux de conflits après en avoir touché les vraies causes.
Célestin AVOCAN
celzath@libero.it



[1]  Cf. JEAN-PAUL II, Exhortation  Apostolique Post- Synodale: Ecclesia in Africa, Ed. Vaticane, Rome 1995, n. 50.

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